Histoire de la Commune

Histoire de la Bazouge de Chémeré


Les origines de La Bazouge de Chémeré

La Bazouge de Chémeré a été fondée vers l'an 1000. En l'année 1097, on l'appela Balsigia qui provient de Basilica, c'est-à-dire basilique, la provenance de ce nom est due très certainement à la chapelle Saint-Eutrope qui était alors l'église de tout le pays de Chémeré. Cette chapelle, construite aux Vème et VIème siècle était située sous l'église actuelle.CPA3-labazouge

La Bazouge-de-Chémeré est citée dès 1097 dans une bulle du pape Urbain II, sous le nom de Basilgia. En 1152 dans une bulle du pape Eugène III est cité Balgia. Par une charte de 1207, Guy VI de Laval, pour mettre fin à certaines contestations, abandonne à Yves Le Franc, fils d'Hamelin Le Franc, le droit de juger les rapts, les meurtres dans les juridictions des seigneuries de la Bazouge et de Chémeré. Yves Le Franc va faire un mariage illustre qui va rendre puissante sa famille. Il se marie en 1215 à Avoise de Craon, la femme, veuve de Guy VI de Laval. Après 1260, la Bazouge est considérée comme une partie de la châtellenie de Chémeré sans qu'elle ne semble posséder des droits ou une juridiction distincte. Dans les années 1434, le comte d'Arundel et 12.000 Anglo-normands occupent la région, rasant les châteaux de Meslay-du-Maine, de Bazougers et de Montsûrs. Les habitants de la Bazouge-de-Chémeré payent des sauf-conduits aux Anglais pour pouvoir se déplacer et commercer. En 1591, les Anglais, alliés des huguenots reviennent et ravagent le pays. Les années 1517 et 1586 sont des années de "contagion" où la mortalité est importante. Durant les troubles de la fin du XVIIIe siècle, la Bazouge eut à souffrir de combats.Des carrières d'ardoise étaient exploitées avant 1663. De nombreux moulins s'échelonnaient au-dessous de l'étang. En 1762, le tissage ne comptait que cinq métiers et ne produisait que 16 pièces.

En 1824, une société composée de Pierre Thoré-Cohidet, du Mans, de René-Joseph Salmon, Louis Landeau et autres obtint par décret une concession pour l'exploitation des mines d'anthracite. L'anthracite de la Bazouge était reconnu comme le plus pur et le plus dense de la région mayennaise. Elles occupaient 228 ouvriers en 1844, aidés par une machine à vapeur de 16 chevaux et 5 manèges actionnés par 44 chevaux produisant 144.000 hectolitres de charbon et alimentant 40 fours à chaux.

En 1850, à l'instigation des mineurs de Sablé eut lieu une grève qui ne dura que quelques jours. La société fusionnait en 1855 avec la Société de Sarthe et Mayenne. En 1869, le personnel était de 240 ouvriers et la production de 270.000 hectolitres. Les derniers chantiers furent fermés en 1896.

Pour consulter les infos sur la commune sur le site des archives départementales :Voir la monographie de la Bazouge de Chémeré

 

 

 

 

 

Évolution démographique de la commune


(Source : INSEE)

1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2012
528 592 494 447 406 443 504 532

 

La Bazouge-de-Chémeré aujourd'hui

La Bazouge de Chémeré compte quelques entreprises. Elle a su prendre toute sa place dans la communauté de communes de Meslay du Maine et contribue avec les 22 autres communes qui la composent au développement économique de ce territoire commun. De nombreuses entreprises spécialisées dans des secteurs différents (matériaux composites, plasturgie, agroalimentaire, environnement) ont trouvé au Pays de Meslay-Grez, le terrain propice à un développement continu, dans un cadre de vie attractif et harmonieux.

La Bazouge de Chémeré est jumelé avec Balschwiller une ville du Haut-Rhin.

Les Services à disposition dans la commune :

Restaurant Le Petit Comptoir

Situation géographique et administrative

La Bazouge de Chémeré se situe aux alentours de Meslay du Maine, Vaiges ou encore Laval.

Situation administrative

Région : Pays de la Loire, Département : Mayenne, Arrondissement : Laval, Canton : Meslay du Maine, Intercommunalité ; Communauté de Communes du Pays de Meslay-Grez

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Histoire économique : les Mines de charbon de La Bazouge-de-Chemeré

Ces mines d'Anthracite étaient principalement situées sur la commune de la Bazouge de Chémeré, jouxtant celle de Saint-Georges-le-Fléchard, à proximité du lieu-dit "Les Grands Bleds". Les mines d'anthracite de la Bazouge ont été exploitées dès 1821 et sont restées en activité jusqu'en 1896.

    Situation

La Bazouge-de-Chemeré possède dans son sous-sol un gisement de charbon qui a été exploité à partir des mines de la ferme « Les Grands Bleds ». On y trouvait en bordure la maison du directeur et les maisons des mineurs. Sur la ferme, il y avait deux puits : Clotilde (1898) et Mathieu. En dehors de la ferme, on trouvait deux autres : Aimé et Henri. Les mines prenaient le nom de celui qui l'ouvrait. On extrayait un charbon de qualité médiocre qui alimentait les fours à chaux de La Fontinière, Fours-Croissant, Marsouarière, les Fours-de-l'Hommé.

    Conditions de travail

A l'époque de pleine exploitation de la mine, 500 mineurs étaient employés. On utilisait beaucoup de chevaux pour la ferme et pour le travail au fond de la mine. Les chevaux tiraient les wagonnets remplis de charbon, descendus dans les puits, ils y restaient constamment, l'hongreur descendait pour prodiguer ses soins sur place car il y avait des écuries. En échange des travaux à la mine, il y avait de la Chaux pour la ferme (engrais et construction bâtiments d'exploitation). La chaux servait aussi à la construction des maisons des mineurs car il y avait un îlot de logements des mineurs qui s'étendait jusqu'à Saint-Georges-le-Fléchard, par exemple, au lieu-dit "Mazagran".

    Histoire

La concession appartenait à une société ayant pour raison sociale : « Société anonyme des mines de la Sarthe et de la Mayenne » à Mayenne, rue Crossardière. Ces mines existaient à Saint-Georges-le-Fléchard depuis 1820 ; l'exploitation en a été abandonnée en 1896, malgré les efforts du directeur, qui était maire de la commune. Tous les puits ont été bouchés, les machines enlevées. Ces mines ont été autrefois très prospères : elles ont occupé plus de 500 ouvriers. Cet abandon peut être attribué à la mévente de la chaux, remplacée en agriculture par l'emploi des engrais chimiques. L'exploitation qui a été abandonnée en 1896, avait trois puits d'extraction dont un seul sur le territoire de la commune : le puits Aimée. La plus grande profondeur était de 400 mètres. A ce niveau a été creusé en 1893 un puits incliné d'une profondeur verticale de 150 mètres. Ce puits était exploité par une machine mue par l'électricité. Une installation téléphonique mettait en relation les ouvriers du fond de la mine avec le directeur et les contremaîtres. Malgré les frais énormes de cette installation, malgré l'abondance et l'excellente qualité de l'anthracite, les mines de Saint-Georges-le-Fléchard furent complètement abandonnées. Pendant la Première Guerre mondiale, l'activité reprend, des hommes mobilisés travaillaient à la mine (service militaire). En grève, les mineurs auraient marché sur Sablé-sur-Sarthe. En 1929, il ne restait plus qu'une quarantaine de mineurs.

    Restes industriels

Une grande cheminée et des bâtiments en très bon état malgré leur fragilité apparente, restent les témoins d'un passé récent. Si l'on s'enfonce un peu dans le petit bois voisin, on peut encore deviner l'entrée d'un puits de mine mais il serait très dangereux de s'en approcher. Sur le sol de nombreux restes de charbon et des fosses profondes sont encore visibles. Aujourd'hui, l'on peut encore y voir une cheminée très bien conservée au lieu-dit la "Vieille Mine", située non-loin de l'ex-puits Henri.

A 2 km environ, il y a encore une petite chapelle dénommée « Chapelle des mineurs» témoin de la piété des hommes de l'époque.

Agenda des manifestations